Jean Mousquey
Jean Mousquey ou la mémoire de Laplume
Dans son livre l’Ame Paysanne, le Docteur Labat souhaitait que chaque habitant d’un village connaisse l’histoire de son pays, afin qu’il s’attache à ses racines. Jean Mousquey , dans ses livres, cite souvent, en introduction, cette belle citation que l’on pourrait tout aussi bien attribuer à notre historien –écrivain local !
Jean, de son vrai prénom Gaston, ( il est né le jour de la Saint Gaston) a vu le jour en 1922, à l’ancienne épicerie Seignorel, dans la Grand- rue. Très jeune, à l’école primaire de Laplume, avec M. Garrigues, il partage ses jeux avec Max Bergon et Roger Boué: deux enfants du village au caractère bien trempé !. Après ses années de pensionnat à Félix Aunac et son premier travail aux contributions directes dans notre chef lieu, il est envoyé en Pologne en 1943, en service de travail obligatoire, (STO) pendant l’occupation…. Mais, c’est au près de Joseph Mons, grand-père du préfet Rouliès, que son goût pour l’histoire s’aiguise: « C’était un homme extraordinaire qui me racontait des histoires du vieux Laplume… » , se souvient-il. A partir de ce moment là, l’envie de connaître ses racines et de les faire partager, ne l’a plus quitté. Même à Paris, où son travail l’emmène, (cadre à la Banque Rothschild), alors qu’il est marié et père de deux garçons, sa passion est toujours aussi vive ! Et, de recherches aux archives locales et départementales à la société académique d’Agen, de lectures en rencontres avec les gens, Jean écrit en 1985 son premier ouvrage : « La Plume, capitale du Bruilhois », puis ont suivi : « Le revenant de Cazaux, « Brimont », « Généalogie de la famille Laborde », et dernièrement « Aubiac m’est conté ». Quel plébiscite pour notre village, et ses environs !
Historien
Pendant longtemps il a fait visiter l’église Saint Barthélémy pour la quelle, il éprouve toujours une admiration teintée quelque fois d’un peu amertume :
« Tout le monde cite le Prieuré de Moirax ou le clocher Tor de l’église de Sérignac, alors qu’à Laplume, notre église possède une voûte Renaissance ( François 1er) de toute beauté… et personne n’en parle ! ». Il apprécie énormément le lavoir de la Fontaine de Labat, se souvient des grandes foires qui se déroulaient aux alentours et fait référence aux foires de la révolution qui déjà avaient lieu dans ce même site : elles avaient une renommée régionale.
Il repense également avec nostalgie à ces grands marchés, place du Château, d’eau, avec chevaux, vaches, veaux, volailles et ces marchands qui se succédaient dans la Grand-rue, jusqu’à la halle (devenue aujourd’hui salle des fêtes !) : il y avaient là des pâtissiers, des marchands de tissus…. tout un monde coloré et bruyant!
Aujourd’hui, avec son épouse Jeanine, Jean s’est retiré à Agen : « Pour plus de commodité ! » dit-il, mais son cœur est resté dans la Grande Rue et ses souvenirs se promènent d’Augé à Aguzan , du Marcadieu au Loudas !
sylviane goudenhooft




